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ORIENT ARABE-USA : LES RAISONS D'UN PROFOND MALENTENDU
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Hichem Ben Yaïche est journaliste, chef d'édition à la rédaction en chef de KTV, éditorialiste à Diario Economico et à L'Economiste, membre de l'Observatoire d'infostratégie.

12 novembre 2004
Bush II en questions
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STRATÉGIES


mardi 11 novembre 2003, par H. Ben Yaïche
La chronique de Hichem Ben Yaïche
Orient Arabe-USA : les raisons d'un profond malentendu
Maïeutique d'un nouvel "homo arabicus" made in US au Moyen-Orient

Sans s'en rendre compte vraiment, les Etats-Unis d'Amérique sont en train, par une manière de faire et par une méthode « coup de poing », de radicaliser de nombreux secteurs des sociétés arabes et musulmanes, et de réveiller de vieux antagonismes Occident contre Orient, christianisme contre Islam, etc. Le doigt de Washington est mis sur un engrenage qui risque de nous conduire vers une réelle guerre de civilisations.

Personne ne peut dire quels sont les états d'âme du président George Walker Bush à l'approche des élections présidentielles de novembre 2004. Pour le moment, il semble dominer ses instincts, et donne volontiers l'impression de cultiver une sorte de « paix intérieure », laquelle est assise sur une foi inébranlable. Pourtant, les études d'opinion de ces derniers mois, qui esquissent une courbe descendante continue, doivent sérieusement l'inquiéter, pour ne pas dire l'obséder, quand on sait comment il s'était autoprogrammé pour être président des Etats-Unis. Une ambition forte, prégnante et ancienne, au point qu'il avait commandé, sous le règne de Bush père, une étude ultraconfidentielle sur le processus de fabrication des présidents US (1). Un viatique politique qui semble lui avoir donné le bon mode d'emploi et la clé pour réaliser son objectif ! Certes, mais George Bush fils, malgré ce tableau idyllique, n'avait jamais accepté, ni admis, l'échec de son père dans sa tentative de briguer un second mandat. Et c'est justement ce « syndrome de l'échec » qui le taraude en ces temps électoraux.

Une inquiétude présidentielle d ?autant plus forte que les signes annonciateurs de mauvaises nouvelles se multiplient en Afghanistan, en Irak et en Israël-Palestine. Pour le président Bush, l'heure de vérité approche. D'ores et déjà, la presse US et quelques voix du camp démocrate commencent à s'interroger sur la nature des projets présidentiels et à pointer du doigt « les mensonges » de l'équipe Bush sur le dossier irakien, où l ?on a fini par admettre, officiellement, l'absence des armes de destruction massive en Irak. Ce n'est que le début ! En tout état de cause, dans les semaines et les mois à venir -- à moins d'un imprévu majeur --, on va assister à des révélations et autre « grand déballage » entre républicains et démocrates, une manière locale de laver le « linge sale » en public, période électorale oblige.

Pour autant, George W. Bush et son équipe ne s'avouent nullement « déstabilisés » par les incertitudes qui se profilent à l'horizon. Bien ancrés dans leurs certitudes, les néoconservateurs au pouvoir à Washington pensent être dans le (bon) sens de la marche de l'histoire, et que, tôt ou tard, la réalité finira par entrer dans leurs schémas de pensée. En attendant, on fait comme si. Les centaines d'articles, de livres et autres études, publiés ces derniers mois, avaient tout dit, décrit et expliqué de la stratégie géopolitique US en Irak. Quelque 200 jours après la fin officielle de la guerre dans ce pays, on peut dire, sans prendre le risque de se tromper, qu'on est bien loin du scénario imaginé dans la tête de ces stratèges, qui était de faire émerger un « pays-modèle » pour tous les pays arabes (et musulmans) voisins, en termes de gouvernance politique, économique et culturelle. Force est de constater, aujourd'hui, qu'on est bien loin de cette chimère. L'Irak s'enfonce de jour en jour dans un processus de délitement complet. La violence, qui a pris un caractère multiforme, est partout, même si elle vise d'abord les troupes US.

Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi un échec si rapide ? Devant tant d'erreurs d'appréciation, comment va-t-on trouver le bon mode d ?emploi pour lancer la véritable reconstruction de l'Irak ? Les interrogations sont nombreuses et les « zone d'ombre », aussi. Car, il ne suffit pas d'être une hyperpuissance pour que les choses trouvent une solution, comme par magie. La pax americana a de sérieux hoquets en Irak ! On peut même dire qu'elle est en panne, en ce moment.

Dans ce contexte, les propos sévères du général William Odom, militaire conservateur à la retraite, ancien directeur de l'Agence nationale de sécurité (NSA), ont le mérite d'apporter un autre éclairage sur les buts cachés de cette guerre : « Il n'y a eu aucune planification, dit-il. Un petit groupe de gens, néoconservateurs, proches du Likoud israélien et de la droite religieuse américaine, a voulu cette guerre pour transformer le Proche-Orient et, croyaient-ils, protéger Israël. Que ce soit la pagaille maintenant, ils s'en moquent ! Ce qui compte, à leurs yeux, c'est que les Arabes soient affaiblis. » Et ce travail d'affaiblissement va se poursuivre, par Israël interposé. Ce dernier, avec le feu vert de Washington, est déjà entré en action en bombardant la Syrie, puis, demain, en s'attaquant au Hezbollah au Liban, avant de mener une frappe symbolique à forte résonance diplomatique sur l'Iran -- ce qui est loin d ?être exclu aujourd'hui. Les erreurs psychologiques US

Je voudrais revenir, ici, sur un aspect insuffisamment traité, qui est le rapport Orient arabe-Etats-Unis d'Amérique. Il est la clé de voûte de toutes les explications possibles et imaginables. Les USA n'ont jamais su dialoguer, parler et communiquer avec les Arabes « d'en bas » (3). A cette erreur psychologique fondamentale, vient s'ajouter un parti pris pro-israélien absolu sur le conflit israélo-palestinien. Toutes les grandes crises du monde avaient été dénouées ou résolues, sauf celle du Moyen-Orient. Ce conflit a une portée symbolique considérable dans l'imaginaire arabe : dans un univers d'humiliation en tout genre, dit-on dans la « rue arabe », seuls les Palestiniens sont debout. Cette dimension structure et alimente l'antiaméricanisme arabe. Depuis le 11 septembre 2001, les USA s'étaient lancés dans une vaste entreprise d'influence en direction de l'opinion arabe et des élites, afin d'inverser le processus d'hostilité et de haine à leur égard. Pourtant, les hommes de terrain et les arabisants américains -- peu écoutés et jugés trop arabophiles --, savent pertinemment que l'impact de cette démarche reste limitée, tant qu'on ne s'attaquera pas à la racine du mal, qui est le règlement du conflit israélo-palestinien. Sans s'en rendre compte vraiment, les Etats-Unis d'Amérique, à tort ou à raison, sont en train, par une manière de faire et par une méthode « coup de poing », de radicaliser de nombreux secteurs des sociétés arabes et musulmanes, et de réveiller de vieux antagonismes Occident contre Orient, christianisme contre Islam, etc. Le doigt du Pentagone est mis sur un engrenage qui risque de nous conduire vers une réelle guerre de civilisations. Tous les ingrédients sont réunis aujourd'hui. Qui aura la lucidité de stopper cette machine folle ?

Hichem Ben Yaïche benyaiche@hotmail.com

1/ Sur ce sujet, je vous recommande la lecture de « La guerre des Bush » et « Le monde secret de Bush », les deux livres sont d'Eric Laurent. Editions Plon. 2/ "Le Monde" du 18 septembre 2003. 3/ J'y reviendrai plus longuement dans une autre chronique.

> Orient Arabe-USA : les raisons d'un profond malentendu 6 décembre 2003, par jp II
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c'est vrai qu'ils sont si stupide qu'ils ne se rendent pas compte de ce qu'ils font....heureux les pauvres d'esprits, et s'ils sont au pouvoir malheur aux peuples épris de cohérence et de justice.

ce n'est rien....

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> Orient Arabe-USA : les raisons d'un profond malentendu 6 décembre 2003, par jp sans censure
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je vous propose la lecture de la biographie de mister bush junior, achat possible par le biais du réseau voltaire ou aux éditions thomas paine. Un très bon livre, honnête et complet. ce qui est rare dans les médias collabos du fascisme actuel. cordialement, bonne lecture !

une référence mondiale dans le monde des terroristes au pouvoir

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