Un rapport d'ailleurs cité par Colin Powell : « Je voudrais attirer l'attention de mes collègues sur l'excellent dossier présenté par le Royaume-Uni, qui décrit en détails les activités de dissimulation irakiennes ». Seul ombre au tableau un enseignant (Glen Rangwala) de l'université de Cambridge, a affirmé, jeudi soir sur la chaîne de télévision Channel 4, que plusieurs pages du rapport britannique avaient été recopiées mot pour mot dans la thèse d'Ibrahim al-Marashi, un étudiant californien. Ibrahim al-Marashi avait publié son étude en septembre 2002 dans la Middle East Review of International Affairs. Ce rapport concernait la guerre du Golfe, soit des informations recueillies après le conflit au Proche-Orient (fondé sur des documents saisis par des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak en 1991 et sur des dossiers abandonnés par les Irakiens au Koweït après leur fuite)... quelle crédibilité accorder à des informations datant des années 90 ? Blair, pour sa part soutient toujours que ces informations sont d'actualité.
Certains observateurs -- comme l'analyste politique Ian Dale sur Sky News vendredi matin -- voient dans cette affaire un nouveau dérapage des « spin doctors » de Downing Street, ces spécialistes de la manipulation de l'information.
« C'est un nouvel exemple de la façon dont le gouvernement tente de tromper le public et le parlement sur une éventuelle guerre contre l'Irak », a pour sa part déclaré l'actrice Glenda Jackson, députée travailliste pour Hampstead et Highgate (Nord de Londres).
Une erreur qui pourrait inciter une partie de l'opinion publique à douter des futurs rapports qui lui seront présentés...